4 Avez-vous aujourd’hui l’impression d’être plus polyvalent (multiplicité des tâches) ; votre employeur vous demande-t-il d’être plus polyvalent ?

mardi 16 novembre 2010

François Mesmin, agent de développement au centre socio-culturel CAF de la Grâce de Dieu : Oui, parce que le métier s’est développé : on a de nouvelles tâches, de nouvelles missions. Je ne suis pas sûr que cela demande plus de compétences techniques parce qu’on s’est aussi entouré de plus de partenaires. Nous pouvons nous autoriser à aller chercher certaines compétences ailleurs selon les spécificités d’actions ou les problématiques rencontrées. Après il est certain que la formation des animateurs est nécessaire et permanente. Il faut suivre sans cesse les changements de notre société, de l’actualité sociale, publique, et l’évolution de la pensée pour maintenir une activité pertinente sur son territoire. La notion d’adaptabilité, la capacité d’adaptation de l’animateur, est sans doute une qualité beaucoup plus importante aujourd’hui.

Claire Chambellan, coordinatrice jeunesse Intercom Cabalor : Oui, au vue de ma fonction de coordinatrice, les aspects de gestion administrative sont de plus en plus conséquents, les demandes de résultats plus importants. L’écriture de projets, éducatifs, pédagogiques… sont centraux et demandent de la conviction dans le sens où le travail d’accompagnement des élus n’est pas forcément facile. J’ai du élargir mes champs de compétences, des connaissances en comptabilité, des apports statistiques, en passant par les liens avec des élus, la gestion des relations humaines, innovation permanente, animation de réunions, beaucoup de temps de préparation et aussi de communication et de bilan, sans forcément de formation professionnelle appropriée.

Sylvie Tacoen, éducatrice spécialisée Acsea : Non, la polyvalence est une des particularités ou caractéristiques du métier d’animateur … et qui tend peut-être et à contrario à se perdre.

Sylvie Skaza, directrice du centre sportive Normandie Pays d’Auge : Dans l’animation socioculturelle, la branche est organisée autour d’équipements qui ont structuré l’emploi et la répartition des tâches. Pour les éducateurs sportifs, la professionnalisation est plus récente d’où souvent une grande polyvalence. Cela est aussi en lien avec les dates de création des branches professionnelles. Pour le sport la convention collective date de 2006. Le cœur de métier est avant tout l’encadrement éducatif, l’accompagnement des publics. Lorsqu’il faut faire face à des tâches logistiques, le risque est de s’y perdre en oubliant l’essentiel mais c’est aussi une richesse car cela permet de garder pied avec la réalité. Il s’agit donc d’un savant dosage qui s’acquiert également via la formation, c’est indispensable.

Jean Huguet, conseiller municipal délégué à la jeunesse, Mairie de Mondeville : On leur demande beaucoup de choses en définitive : l’animation à proprement parler en face d’un public, mais aussi la préparation, l’organisation de projets et l’accompagnement de projets de jeunes.

Madame Devieilhe, Maire adjoint à Ifs, chargée des questions jeunesse : Rédaction de projets, relations avec tous les partenaires, y compris les familles, le travail par objectif… L’animateur est maintenant considéré plus comme un éducateur que comme un « pourvoyeur de loisirs »

Isabelle Petitpas, directrice adjointe AMVD Caen : L’ensemble de mes expériences professionnelles m’a permis d’acquérir une grande polyvalence sur différents domaines d’intervention .Toutefois la structuration même de l’AMVD permet de me concentrer sur des missions ciblées. J’ai ce ressenti sur de plus petites structures où il y a moins de moyens ou encore sur des associations ou services « jeunesse » encore peu structurés.


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