La société française et l’Europe, ont plus que jamais besoin, aux côtés des partis politiques et des syndicats, de ce troisième pilier de la démocratie qu’est le monde associatif. Depuis ses origines, la Ligue de l’enseignement revendique une véritable reconnaissance du rôle de nos associations dans le dialogue civil pour que les citoyens puissent s’associer librement et construisent de véritables solidarités. La Ligue entend contribuer à la cohésion sociale auquel les français et les européens aspirent, par la qualité de ses réponses éducatives, sociales et culturelles.
Une identité, des missions
Pour atteindre ses buts, la Ligue participe à l’élaboration démocratique et à la mise en oeuvre de politiques publiques d’éducation, de formation, d’action culturelle et sportive, d’action sociale et de communication, dès lors qu’elles contribuent à garantir, par des actions coordonnées de l’État, des collectivités territoriales et des institutions européennes, les droits civils, politiques, économiques et sociaux, les libertés fondamentales et le progrès de la démocratie.
La Ligue de l’enseignement est à la fois :
La Ligue aujourd’hui, ce sont ainsi des milliers de personnes de tous horizons qui s’engagent au quotidien et qui animent plus de 27 000 associations fédérées en son sein. Ce sont aussi des services aux associations qui vont de l’accompagnement aux projets et de l’intervention directe auprès des publics à l’assurance, en passant par le conseil juridique, le conseil en gestion / comptabilité et la gestion de la paie des personnels.
La Ligue est présente et agit sur tous les territoires, en France, en Europe et à l’international. Elle organise de nombreuses manifestations comme le Salon de l’éducation, la campagne « Pas d’École, pas d’avenir ! », dans le cadre de la Quinzaine de l’École publique, les Semaines d’éducation contre le racisme, les parcours civiques en milieu scolaire, le Prix de l’innovation éducative, et soutient très activement des initiatives telles que Lire et Faire Lire, Civisme et Démocratie (Cidem), le Ciem (Collectif interassociatif enfants et médias) ou encore Animafac (réseau d’associations étudiantes). Elle édite un mensuel, Les idées en mouvement, différentes revues et anime des sites internet : www.laligue.org, www.europschool.net, www.salon-education.org, www.laicite-laligue.org .
Un programme prioritaire
Chaque Congrès est l’occasion pour notre Mouvement de se doter d’un programme prioritaire. C’est au cours du Congrès de Lyon de 2004 que les militants ont choisi collectivement quatre « causes communes », quatre priorités pour nous rassembler et nous mobiliser sur tous les territoires, à partir d’objectifs politiques partagés, conformes à nos valeurs et opérationnels pour agir sur le réel. Première cause commune : l’éducation et la formation tout au long de la vie Question centrale, question cruciale s’il en est, en France comme en Europe, alors que notre pays semble balancer entre repli frileux, voire conservateur et construction d’un nouvel avenir commun, fait de diversité, de compréhension mutuelle et d’ouverture. Nous avons une ambition majeure pour l’École publique : faire qu’elle soit réellement celle de tous, de la maternelle à l’université.
Deuxième cause commune : la citoyenneté Son apprentissage et son exercice méritent les efforts de tous et une attention de tous les instants portés à chacun et sans nul doute un peu plus aux accidentés de la vie. Nous croyons à l’intérêt général.
Troisième cause commune : la lutte contre les discriminations Combat de longue haleine contre des comportements qui stigmatisent l’autre en raison de sa couleur, de sa religion ou de son incroyance, de son orientation sexuelle ou tout simplement de son âge ou de son sexe. Combat contre une forme d’obscurantisme qui frappe en fait les plus pauvres et les plus exclus. C’est évidemment dans l’union de toutes les bonnes volontés que la raison triomphera des égoïsmes.
Quatrième cause commune : l’environnement et le développement durable La nature nous interpelle désormais de plus en plus violemment. Il y a urgence à réagir pour préserver les grands équilibres. C’est en éduquant chacun au quotidien que les comportements évolueront et que les « responsables » politiques agiront enfin, notamment si les pressions citoyennes s’amplifient.